tristesse


tristesse

tristesse [ tristɛs ] n. f.
tristece v. 1165; de triste
1État affectif pénible, calme et durable; envahissement de la conscience par une douleur, une insatisfaction, ou par un malaise dont on ne démêle pas la cause, et qui empêche de se réjouir du reste. dépression, ennui, mélancolie; abattement, affliction, amertume, peine; fam. cafard. « J'ai des idées noires, de la tristesse et de l'ennui » (Diderot). « Mais la tristesse en moi monte comme la mer » (Baudelaire). Des accès de tristesse. Être enclin à la tristesse. morosité, sinistrose. Tristesse maladive. neurasthénie. « j'ai le spleen, tristesse physique, véritable maladie » (Chateaubriand). Air triste d'une personne (attitude abandonnée, traits affaissés, regard sans éclat...). Sourire avec tristesse.
2Moment où l'on est dans cet état; cause de tristesse (1o). 2. chagrin. La religion chrétienne « est la religion des tristesses de la vie, des malheurs, des chagrins » (Goncourt). « La fin de la vie d'Émile Zola aura été une des tristesses de notre histoire » (Aragon).
3Caractère de ce qui exprime cet état. La tristesse de nos adieux.
4Caractère de ce qui incite à cet état. La tristesse de sa vie. grisaille. « La tristesse de la nuit lui entra dans le cœur » (France). « La tristesse qui se dégage des choses tombées en désuétude est infinie » (Jammes).
⊗ CONTR. Allégresse, enjouement, entrain, euphorie, gaieté, joie. 1. Plaisir, satisfaction. Drôlerie.

tristesse nom féminin État de quelqu'un qui éprouve du chagrin, de la mélancolie ; affliction. Air triste de quelqu'un : Sourire avec tristesse. Impression pénible ou mélancolique produite par les choses qui manquent d'animation, de vie : La tristesse d'un paysage. Caractère de ce qui est affligeant, déplorable : Quelle tristesse de voir ça !tristesse (citations) nom féminin François Carcopino-Tusoli, dit Francis Carco Nouméa 1886-Paris 1958 Hélas ! la grande tristesse actuelle est que les choses n'ont pas le temps de vieillir. Rendez-vous avec moi-même Albin Michel Émile Michel Cioran Răşinari, près de Sibiu, 1911-Paris 1995 La tristesse : un appétit qu'aucun malheur ne rassasie. Syllogismes de l'amertume Gallimard Pierre Corneille Rouen 1606-Paris 1684 Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse. Le Cid, III, 5, Don Diègue Eugène Delacroix Saint-Maurice, Val-de-Marne, 1798-Paris 1863 La matière retombe toujours dans la tristesse. Œuvres littéraires René Descartes La Haye, aujourd'hui Descartes, Indre-et-Loire, 1596-Stockholm 1650 Je ne suis pas de ceux qui estiment que les larmes et la tristesse n'appartiennent qu'aux femmes, et que, pour paraître homme de cœur, on se doive contraindre à montrer toujours un visage tranquille. Correspondance, à Pollot, janvier 1641 René Descartes La Haye, aujourd'hui Descartes, Indre-et-Loire, 1596-Stockholm 1650 La cause la plus ordinaire de la fièvre lente est la tristesse. Correspondance, à Élisabeth, 18 mai 1645 René Descartes La Haye, aujourd'hui Descartes, Indre-et-Loire, 1596-Stockholm 1650 Souvent une fausse joie vaut mieux qu'une tristesse dont la cause est vraie. Les Passions de l'âme Gustave Flaubert Rouen 1821-Croisset, près de Rouen, 1880 Académie française, 1880 Prenez garde à la tristesse. C'est un vice. Correspondance, à Guy de Maupassant, 1878 Jean de La Fontaine Château-Thierry 1621-Paris 1695 Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole. Fables, la Jeune Veuve Jean-Jacques Rousseau Genève 1712-Ermenonville, 1778 L'âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu'à la tristesse prolongée. Julie ou la Nouvelle Héloïse Baruch Spinoza Amsterdam 1632-La Haye 1677 Le désir qui naît de la joie est plus fort, toutes choses égales d'ailleurs, que le désir qui naît de la tristesse. Cupiditas, quae ex Laetitia oritur, caeteris paribus, fortior est Cupiditate, quae ex Tristitia oritur. L'Éthique, Livre IV Baruch Spinoza Amsterdam 1632-La Haye 1677 La haine est la tristesse, accompagnée de l'idée d'une cause extérieure. Odium est Tristitia concomitante idea causae externae. L'Éthique, Livre III Baruch Spinoza Amsterdam 1632-La Haye 1677 La tristesse est le passage de l'homme d'une plus grande à une moindre perfection. Tristitia est hominis transitio a majore ad minorem perfectionem. L'Éthique, Livre III Lev [en français Léon] Nikolaïevitch, comte Tolstoï Iasnaïa Poliana, gouvernement de Toula, 1828-Astapovo, gouvernement de Riazan, 1910 La tristesse pure est aussi impossible que la joie pure. Guerre et Paix, livre IV, 4e partie, 1 tristesse (synonymes) nom féminin État de quelqu'un qui éprouve du chagrin, de la mélancolie ;...
Synonymes :
- mélancolie
- morosité
- neurasthénie
Contraires :
- allégresse
- gaieté
Caractère de ce qui est affligeant, déplorable
Synonymes :
Contraires :

tristesse
n. f.
d1./d état d'une personne triste. Une tristesse passagère. Syn. abattement, mélancolie, peine. Ant. gaieté, joie.
d2./d événement qui rend triste, moment où l'on est triste. Les petites tristesses de tous les jours.
d3./d Caractère de ce qui a l'air triste ou rend triste. La tristesse d'un paysage.

⇒TRISTESSE, subst. fém.
A. — [À propos d'un être animé]
1. [À propos d'une pers.] État d'incapacité à éprouver de la joie, à montrer de la gaieté, se traduisant notamment par les traits du visage affaissés, le regard sans éclat. Synon. abattement, affliction, amertume, cafard1 (fam.), chagrin2, dépression, ennui, mélancolie, morosité, nostalgie, peine.
a) État pénible de dépression morale due au tempérament. Sentiment de tristesse; être enclin à la tristesse; s'abandonner à la tristesse; tristesse maladive. Ce n'était pas une de ces douleurs aiguës qui semblent tordre l'âme, mais une morne et lugubre tristesse (MAUPASS., Une Vie, 1883, p. 240). Le cyclothyme oscille entre la tristesse et la gaieté, deux contraires qui comme tous les contraires se ressemblent. Ils se ressemblent en ce qu'ils représentent tous deux un état fort de l'humeur, une vibration élémentaire et intense qui intègre tous les autres états d'âme dans une résonance unique (DELAY, Psychol. méd., 1953, p. 145).
b) Réaction douloureuse en présence d'un mal que l'on ne peut fuir ou en l'absence d'un bien dont on éprouve la frustration. Tristesse accablante, insupportable, mortelle; extrême tristesse; être envahi d'une grande tristesse; tomber dans une tristesse profonde; quelle est la cause de votre tristesse? Je vais essayer de mettre en scène l'odieux Bismarck. Retour de la tristesse qui me martyrise habituellement, surtout lorsqu'il me faut écrire pour le Gil Blas, dont je suis si peu sûr et auquel je suis si honteux d'appartenir (BLOY, Journal, 1893, p. 75). Cher ami, La mort de Mallarmé m'emplit d'une grande tristesse... Ne pourrais-tu m'envoyer quelques détails? C'est le seul écrivain d'hier qui nous ait permis de l'admirer (GIDE, Corresp. [avec Valéry], 1898, p. 331).
Au plur. [Dans un style élevé] L'affection qu'elle [ma sœur] conçut pour ses trois élèves, le bonheur de voir ses efforts fructifier (...) lui firent oublier les tristesses inséparables de ces sortes de positions (RENAN, Ma Sœur, 1862, pp. 25-26). Le poète chante ce qu'il aime et qui le dépasse. Ses chants de guerre ou de révolte, ses tristesses et ses plaintes ne sont que la contre-partie d'un amour que les choses ou les êtres ont déçu (Philos., Relig., 1957, p. 36-12).
♦ [Avec passage de l'abstr. au concr.] Moments marqués par cet état. Pour cet Éden d'espoir dont rêvaient vos tristesses (LAFORGUE, Poés., 1887, p. 200). Caro, tu as bien fait de me récrire, je me désolais après toi; et surtout de me sentir aussi silencieux devant ton mal. (...) Rien ne vaut dans ces tristesses, que la persistance de l'amitié (GIDE, Corresp. [avec Valéry], 1896, p. 257).
♦ Synon. de malaise (v. ce mot B). Criqueville, à Antoine: Eh bien, qu'est-ce que tu fais là? Antoine: Monsieur, je suis mélancolique... j'ai des tristesses d'estomac (LABICHE, Chasse corb., 1853, IV, 1, p. 349).
c) Manière d'être caractéristique chez une personne dans cet état. Sourire avec tristesse; visage empreint, marqué par la tristesse; tristesse du regard, du sourire. Le visage de M. Sariette exprimait une tristesse infinie, irréparable, éternelle, une tristesse de momie (A. FRANCE, Révolte anges, 1914, p. 344).
2. P. anal. [Corresp. à triste A 5; à propos d'un animal] Chez le chien, la bronchite et la pneumonie coexistent, d'où le nom de broncho-pneumonie. Elle se traduit par une grande tristesse du chien qui refuse toute nourriture (GARCIN, Guide vétér., 1944, p. 98).
B. — [À propos d'un inanimé]
1. Caractère des choses peu agréables, qui manquent d'éclat, d'animation, de gaieté, de couleurs... et qui portent à la mélancolie, à des réflexions sombres ou graves. Paysage d'une tristesse pénétrante, noire; tristesse d'une façade, de murailles; tristesse d'étendues sans fin; tristesse de l'hiver, de la nuit. Dans le ciel gris de décembre, le long des hautes passerelles, trois ou quatre berlines oubliées avaient la tristesse muette des choses (ZOLA, Germinal, 1885, p. 1326). Maisonnettes mal construites, baraques en planches, (...) domaine des pauvres hères que ballottent les remous d'une vie sans discipline, voilà la banlieue! Sa laideur et sa tristesse sont la honte de la ville qu'elle entoure (LE CORBUSIER, Charte Ath., 1957, p. 26).
Rare. [Corresp. à triste B 1] Une tristesse absurde pesait sur les choses (BERNANOS, Joie, 1929, p. 635).
2. En partic., dans le domaine artist. ou littér. Cachet, touche, impression de mélancolie qui se dégage d'une œuvre (littéraire, musicale, picturale...) et qui gagne le sujet qui lit, écoute ou observe cette œuvre. Tristesse d'Olympio (poème de V. Hugo, faisant partie des Rayons et des Ombres); page d'une (sublime) tristesse; refrain plein d'une tristesse (naïve); tristesse d'un allegro. L'art musulman avait, en Égypte ou en Syrie, la nudité, la tristesse et la grandeur du désert (FAURE, Hist. art, 1912, p. 263). Carré qui cependant n'avait pas retenu l'ouvrage sans en connaître le sujet, s'avisa tout à coup de la tristesse du livret: Alyette est lépreuse, elle cache son mal, parce qu'elle est passionnément aimée par Ervoanik (DUMESNIL, Hist. théâtre lyr., 1953, p. 193).
P. méton. Objet symbolisant la tristesse par ses couleurs sombres. Vase de tristesse. Ce minuscule calice de tristesse acquis pour 720.000 F, la première enchère avait été portée sur 150.000 F (L'Est Républicain, 30 sept. 1990, p. 16, col. 1).
3. [Parfois avec ironie] Caractère de ce qui est affligeant, déplorable. Synon. malheur, misère. Quelle tristesse! quelle tristesse d'entendre une chose pareille! de voir ça! Visite de Doxie Dexter (...) qui écrit une thèse de doctorat sur mes livres. Tristesse de devenir un sujet de thèse (MAUROIS, Journal, 1946, p. 152).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1165 tristece (BENOÎT DE STE-MAURE, Troie, éd. L. Constans, 16028). Dér. de triste, suff. -esse1 d'apr. le lat. tristitia, -ae « affliction; caractère sombre, sévère ». Fréq. abs. littér.:6 107. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 8 023, b) 9 462; XXe s.: a) 10 481, b) 7 751. Bbg. ARNOLD (W.). Ennui, spleen, nausée, tristesse. N. Spr. 1966, t. 15, pp. 159-173.

tristesse [tʀistɛs] n. f.
ÉTYM. 1180; de triste.
1 État affectif pénible, calme et durable; envahissement de la conscience par une douleur, une insatisfaction, ou par un malaise dont on ne démêle pas la cause, et qui empêche de se réjouir du reste. Dépression, ennui, mélancolie; abattement, affliction, amertume, cafard (fam.), morosité, nostalgie, peine. || Sentiment de tristesse. || J'ai des idées noires, de la tristesse, de l'ennui (→ Spleen, cit. 1). || Douleur suivie de tristesse (→ Chatouillement, cit.). || Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse (→ Allégresse, cit. 3). || Une grande tristesse le poignait (cit. 3), lui serrait le cœur. || Être envahi d'une grande tristesse. || Être pénétré, imprégné (cit. 11) de tristesse. || Nager (cit. 8) dans la tristesse. || Un flot (→ 1. Flétrir, cit. 9), un abîme (→ Célébrer, cit. 10), un gouffre (cit. 15) de tristesse. || Résister (cit. 14) à la tristesse. || Dissiper (cit. 7) la tristesse de qqn. || Être enclin à la tristesse (→ Illusion, cit. 37); tristesse maladive. Neurasthénie. || « C'est le souffle intérieur qui fait joie ou tristesse » (→ Anémique, cit. 2). || La tristesse peut être une forme de la fatigue (cit. 8), un relâchement de la douleur (→ Intermission, cit.). || Tristesse accablante (→ Prémonition, cit. 2), insupportable (→ Ennui, cit. 23), mortelle (→ Divagation, cit. 2), vague, informulée (→ Affadissement, cit. 2). || Tomber dans une profonde tristesse. || La Tristesse d'Olympio, poème de Hugo.Par ext. || La tristesse du cœur, de l'âme, de l'humeur (cit. 13). || « Tristesse physique » (1. Physique, cit. 1).
1 La tristesse, lorsqu'on connaît le monde, prouve qu'on a des passions que l'impossibilité de les satisfaire n'a pas encore pu guérir.
Stendhal, Journal, 2 mai 1805.
2 Mais la tristesse en moi monte comme la mer,
Et laisse, en refluant, sur ma lèvre morose
Le souvenir cuisant de son limon amer.
Baudelaire, les Fleurs du mal, « Spleen et idéal », LV.
3 Notre littérature, et singulièrement la romantique, a louangé, cultivé, propagé la tristesse; et non point cette tristesse active et résolue qui précipite l'homme aux actions les plus glorieuses; mais une sorte d'état flasque de l'âme, qu'on appelait mélancolie, qui pâlissait avantageusement le front du poète et chargeait de nostalgie son regard.
Gide, les Nouvelles Nourritures, III, II.
4 (…) aucun raisonnement au monde ne saurait provoquer la véritable tristesse — celle de l'âme — ou la vaincre, lorsqu'elle est entrée en nous (…)
Bernanos, Journal d'un curé de campagne, p. 217.
4.1 Mais la tristesse désolée qui s'échappait par ses yeux ne laissait aucun doute sur la nature de ce mal. C'était cette tristesse que leurs propres maux ne peuvent exciter dans ces âmes aimantes qui s'attachent alors au contraire à une douce résignation. C'était cette tristesse que les maux seuls des autres leur inspirent (…)
Proust, Jean Santeuil, Pl., p. 657-658.
4.2 La joie est sans autorité, parce qu'elle est trop jeune. La tristesse est sur un trône et toujours trop respectée. D'où je tire qu'il faut résister à la tristesse (…) parce qu'il faut être juste, et que la tristesse, éloquente toujours, impérieuse toujours, ne veut jamais qu'on soit juste.
Alain, Propos, 4 janv. 1912, Jérémiades.
4.3 À la fin de la vie, « Bonsoir désespoir ! » répond au « Bonjour tristesse ! » du commencement.
F. Mauriac, Bloc-notes 1952-1957, p. 221. (Allusion au roman Bonjour tristesse de Françoise Sagan).
2 (V. 1370). (Une, des tristesses). Moment où l'on est dans cet état; cause de tristesse. Chagrin. || Les tristesses d'ici-bas (→ Plomb, cit. 16). || Des souffrances, des tristesses et des joies (→ Excitabilité, cit. 1). || La plus grande tristesse de son existence.
5 — La plus grande force de la religion chrétienne, c'est qu'elle est la religion des tristesses de la vie, des malheurs, des chagrins, des maladies, tout ce qui afflige le cœur, la tête et le corps. Elle s'adresse aux gens qui souffrent. Elle promet des consolations à ceux qui en ont besoin, l'espérance à ceux qui désespèrent.
Ed. et J. de Goncourt, Journal, déc. 1860, t. I, p. 271.
6 La fin de la vie d'Émile Zola aura été une des tristesses de notre histoire. L'homme qui représentait l'amour de la justice du peuple français n'a pas connu la justice.
Aragon, la Culture et les Hommes, Discours prononcé à Médan, 29 sept. 1946.
3 (1690, Furetière). Caractère de ce qui exprime cet état. || La tristesse d'un sourire, d'un regard. || La tristesse de nos adieux (→ Forger, cit. 8). || Visage marqué par la tristesse, empreint de tristesse.
7 C'était le même visage joli et tendre, les mêmes yeux noirs; mais tout cela pénétré d'une tristesse si profonde que le sourire qu'elle fit paraissait sortir d'un abîme; et il ne dissipait pas cette tristesse; au contraire, il l'éclairait d'une évidence pathétique.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. IV, XX, p. 219.
4 (1782). Caractère de ce qui incite à cet état. || La tristesse de sa vie. Grisaille. || La tristesse d'un paysage. || La morne tristesse du désert (→ Aride, cit. 3). || La tristesse tropicale (→ Dispenser, cit. 4). || La lourde tristesse douce du soir (→ Nourrir, cit. 25). || Noire tristesse d'une façade (→ Dépenaillé, cit. 1). || Tristesse d'un allegro (→ Couleur, cit. 30), des notes graves de la flûte (1. Flûte, cit. 4).
8 La tristesse de la nuit lui entra dans le cœur.
France, le Lys rouge, VII.
9 La tristesse qui se dégage des choses tombées en désuétude est infinie.
Francis Jammes, le Roman du lièvre, « Des choses », I, p. 181.
CONTR. Alacrité, allégresse, contentement, enjouement, entrain, euphorie, gaieté, hilarité, joie, jovialité, réjouissance. — Plaisir, satisfaction. — Bouffonnerie, drôlerie.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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